Prière à Jésus ressuscité, méditation et musique de Pâques

Les enfants de la Croisade Eucharistique vous souhaitent une joyeuse Pâques et vous proposent une prière à Jésus ressuscité et une méditation, ainsi que deux morceaux de musique qu’elles ont joués.

O filii et filiae :

Victimae paschali laudes :


Prière à Jésus ressuscité

O Jésus qui confondez tous vos ennemis par votre Corps glorieux, revêtu de gloire et de magnificence, faites-moi la grâce de mourir à moi-même pour ressusciter avec Vous et avoir à votre ressemblance une vie nouvelle, divine et immortelle ; nouvelle, par le changement de conduite ; divine, par la noblesse et la pureté des sentiments ; immortelle, par la persévérance dans le bien. Faites-moi o Jésus, passer de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, d’une vie pleine d’imperfections à une vie parfaite et digne de Vous. Faites-moi la grâce d’aller de vertu en vertu, afin que j’arrive à Vous ô Dieu des vertus, source de toute vie et de toute lumière.

A Vous aussi j’ai recours, Vierge Sainte, Vous qui plus que tout autre participez aux souffrances et à la gloire de votre divin Fils. Obtenez-moi cette divine allégresse que vous avez en ce jour de sa Résurrection. Essuyez mes larmes et enlevez de mon cœur toute tristesse. Faites que votre Fils ressuscité entre dans mon cœur comme dans le Cénacle à portes closes ; qu’Il me dise comme à vos apôtres : « la paix soit avec vous » ; qu’Il me montre comme à Saint Thomas ses plaies sacrées et saintes ; et enfin qu’Il demeure avec moi de manière permanente et ne me quitte jamais. Ainsi soit-il.

Petite méditation

Entrons ce matin dans tous les sentiments de la louange, de l’adoration et de l’amour envers Jésus ressuscité. Réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse. Voici le jour que le Seigneur a fait, le jour de la victoire et du triomphe. Unissons-nous aux anges pour chanter gloire à Dieu, Alleluia.

I – La Résurrection de Jésus-Christ est le triomphe de notre Foi

Jésus-Christ est vraiment ressuscité. Les apôtres l’attestent et ont scellé de leur sang leur témoignage ; ils ont conversé avec lui pendant quarante jours ; ils n’ont pas voulu nous tromper, puisque leurs plus chers intérêts en ce monde et en l’autre s’y opposaient, et que d’ailleurs Jésus- Christ, s’Il ne fût pas ressuscité, ne devait plus être, à leurs yeux, qu’un imposteur ; ils n’auraient pas même pu nous tromper quand ils l’auraient voulu, puisque les soldats préposés à la garde du sépulcre n’en auraient pas laissé enlever le corps.

Il est donc bien certain ô Seigneur Jésus ! Que vous êtes vraiment ressuscité, que vous êtes le grand Dieu tout-puissant, puisqu’un homme mort ne peut se ressusciter lui-même ; et que Dieu seul, maître de la vie et de la mort, est capable d’un tel prodige. O sainte fête de Pâques, que vous m’êtes chère ! La Résurrection de mon Sauveur est pour moi la garantie de sa divinité, et par cela seul, la garantie de ma foi : car, si Jésus-Christ est Dieu, sa religion est divine, l’Evangile, qui est sa parole, est divin ; les sacrements qu’Il a établis sont divins ; l’Eglise qu’Il a fondée est divine et, en la croyant, je suis sûr de ne pas me tromper. Je marche donc à la suite d’un guide infaillible, et en faisant les sacrifices qu’elle me demande, je sais que je ne perds pas ma peine, et que Dieu me récompensera. Quelle consolation, quel triomphe pour la foi, qui n’a besoin que de ce seul fait pour être hautement justifiée ! Qu’il est bien juste de la ranimer, cette foi, dans cette belle journée, de nous montrer des hommes de foi dans la conduite, dans le langage, dans la prière et le lieu saint, partout et toujours !

II – La Résurrection de Jésus-Christ est le triomphe de notre Espérance

L’homme, qui ne vit que peu de temps ici-bas parmi beaucoup de misères, a besoin d’espérer ; mais qu’il se réjouisse aujourd’hui en chantant avec l’Église : Jésus-Christ, mon espérance, est ressuscité. La Résurrection du Sauveur est pour nous le gage et l’assurance d’une résurrection semblable, qui nous dédommagera de toutes les peines de la vie. Jésus-Christ est le premier-né d’entre les morts, dit l’Apôtre. Donc, après lui, les autres morts renaîtront aussi de leurs cendres.

Nous faisons avec lui un tout parfait, un corps dont il est le chef, dit le même apôtre ; mais les membres doivent suivre la condition de leur chef. Dès là que nous ne formons qu’un corps avec Jésus-Christ, sa résurrection entraîne la nôtre, comme la nôtre suppose la sienne : l’une tient essentiellement à l’autre.

Si nous vous annonçons, dit saint Paul, que Jésus-Christ est ressuscité, comment peut-on dire qu’il n’y aura pas pour nous de résurrection ? Dogme consolant, qui fait le triomphe de notre espérance parmi les travaux et les souffrances de la vie : car, si nous devons ressusciter comme Jésus-Christ, nos larmes seront donc changées en joie, nos peines en délices, notre pauvreté en abondance, notre confusion en gloire, notre mort en une vie éternelle.

Le roi de l’univers, disait le second des Macchabées, nous ressuscitera à la vie éternelle. Je fais peu de cas de perdre mes membres, disait le troisième, parce que Dieu me les rendra un jour. Il nous est avantageux de mourir de la main des hommes, disait le quatrième, parce que nous espérons en Dieu, qui nous ressuscitera.

Que m’importe, disait sainte Monique, de mourir loin de mon pays ? Dieu à la fin des temps saura bien me trouver pour me ressusciter. Enfin tous les martyrs et tous les justes sont morts dans cet espoir, attendant une nouvelle terre et de nouveaux cieux, où les corps des saints seront glorieux, impassibles, immortels, brillants comme le soleil, agiles comme les esprits, où il n’y aura plus ni douleurs ni larmes, où tout sera gloire et bonheur. O magnifique espérance ! Que nous nous saurons bon gré alors d’avoir souffert en patience, de nous être mortifiés et privés des vaines jouissances d’ici-bas !

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