Sermon du R.P. Guérard des Lauriers

Nous publions le texte inédit d’une homélie historique du Père Guérard des Lauriers, prononcée à Paris dans la fameuse église de Saint-Nicolas qui fut occupée par les fidèles traditionalistes le 27 Février 1977. Nous la qualifions d’ “historique” car elle est un des premiers témoignages de la “Thèse de Cassiciacum” alors en élaboration. Certes, la thèse a été précisée par la suite et rendue plus rigoureuse mais l’intuition de fond y est déjà présente.
Chacun sait que l’âme est la forme du corps et que le corps sans sa forme est un cadavre. Paul VI est un “cadavre” de Pape, privé d’autorité… Bien entendu, le Père Guérard ne fut plus invité à prêcher à Saint-Nicolas ! Ce fut pour avoir répété les mêmes choses lors d’une retraite spirituelle à Écône, qu’il fut congédié du séminaire de Mgr. Lefebvre deux mois plus tard. Oui, vraiment, il est précieux aux yeux du Seigneur, le témoignage de ses fidèles.

Sodalitium.


Saint-Nicolas du Chardonnet, juillet 1977, à la Messe de 10h30

extrait de Sodalitium n°29 paru en 1992

Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus. Pretiosa est in conspectu Domini testimonium fidelium ejus. Précieuse est aux yeux du Seigneur la mort de ses saints. Précieux est aux yeux du Seigneur le témoignage de ses fidèles.

Je tiens d’abord à remecier M. l’Abbé Ducaud-Bourget de me permettre d’apporter la contribution de ma conviction au renouveau de la vie qui prend naissance dans cette église. M. l’Abbé Ducaud-Bourget fut naguère Monseigneur et le redeviendra peut-être. N’est-il pas vrai que le passé fonde l’avenir ? D’ailleurs, quiconque devient plus vieux que soi, devient en même temps plus jeune que soi ! Je suis certain d’exprimer les vœux de l’auditoire en souhaitant que Monseigneur Ducaud-Bourget puisse longtemps animer cette paroisse.

Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus. Mes bien chers frères, le 17 juillet 1794 il y a donc 183 ans, les Carmélites de Compiègne montaient à l’échafaud en chantant le Veni Creator. A mesure que s’éteignaient les voix, s’affirmait le témoignage de la foi. Elles sont montées sur l’échafaud en chantant. Elles sont mortes en chantant.
La parole, certes; mais aussi, les actes. Dans l’Évangile que nous venons de lire, Jésus nous donne, en paroles, une leçon qui est toute semblable à celle qu’illustre le martyre des Carmélites de Compiègne. Il nous dit en effet: “ Ce ne sont pas tous ceux qui disent Seigneur, Seigneur, qui entrent dans le Royaume des Cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les Cieux”. Observons que Jésus ne dit pas: “ce ne sont pas ceux”; mais Il dit: “ce ne sont pas tous ceux”. C’est-à-dire qu’il y a effectivement des âmes qui disent “Seigneur, Seigneur”, et qui cependant entrent dans le Royaume des Cieux. Il n’est pas dit par Notre Seigneur de ne pas prier, de ne pas adorer, de ne pas épuiser tout le temps de la terre en disant: “Seigneur, Seigneur” ; ce qui proscrit l’entrée dans le Royaume, c’est de dire et de ne pas faire.
Voilà donc le comportement juste que nous devons suivre: non seulement affirmer notre foi avec fierté, avec fermeté, mais aussi faire. C’est ce que vous faites, puisque vous êtes ici réunis, précisément pour affirmer votre foi par l’acte le plus solennel que comporte le témoignage, à savoir de participer au Sacrifice de Jésus.
Pour comprendre cette connexion qui existe entre la parole et le faire, rien n’est mieux pour des chrétiens qui sont créés à l’image de Dieu, qui sont créés dans le VERBE, que de remonter jusqu’à la Source, jusqu’à la TRINITÉ SAINTE SAINTE SAINTE Elle-même, jusqu’au VERBE de Dieu en Qui nous sommes créés. Il est conçu dans la Lumière, Il est engendré dans la Lumière; et, cependant, l’inclination à produire, le fait que précisément la Trinité est féconde, qu’Elle n’est pas un monolithe qui serait étranger à la vie, mais qu’Elle est une source de Vie, dans Laquelle le Retour est identique à la Procession, c’est ce faire qui s’exprime dans le VERBE de DIEU ; car, si le VERBE procède selon la Lumière de Vérité, Il est engendré dans la Tendresse de l’Amour, et le VERBE de DIEU qui demeure dans le Sein du Père, est à l’origine de la Procession du SAINT-ESPRIT, qui Lui-même est l’Amour. Voilà donc, en Dieu, au Sein du mystère de DIEU, la Lumière prise en quelque sorte entre l’Amour qui la berce et l’Amour qui en est le fruit. Et puisque tout amour veut témoigner, puisque l’amour se produit en œuvres, parce qu’il se porte vers l’aimé, nous voyons ainsi dans le VERBE de DIEU l’exacte coordination entre la parole et le faire. Le VERBE de DIEU est Parole subsistante en qui s’exprime la plénitude du Mystère incréé, mais le VERBE de DIEU, bercé dans l’Amour, est à l’origine de l’Amour, du cri Abba Pater.
Et nous pouvons, à partir de ce modèle, de cet Archétype, du Paradigme pour ainsi dire, de la coordination dans la créature entre la parole et le faire, stigmatiser ou louer trois comportements différents concernant l’ajustement de la pensée et de l’action.
Il y a d’abord ceux qui n’imitent que de très loin l’inclination que la Nature Divine a à engendrer parce qu’elle est Fécondité. Ceux-là ne se portent ni vers la parole, ni vers l’œuvre, c’est-à-dire qu’ils ne jugent pas, parce qu’ils n’en ont pas le cœur; ils sont quelque peu émus par l’état de l’Église actuellement; ils souffrent dans leur comportement religieux, et éprouvent même un certain malaise. Mais ils n’osent pas affronter le jugement redoutable qu’il faut porter sur la situation; et, encore moins, osent-ils “faire” pour affirmer leur foi.
Les seconds, ce sont ceux qui imitent le VERBE de DIEU, mais jusqu’à un certain point seulement. Ils L’imitent précisément en tant qu’Il est Parole, mais ils ne L’imitent pas en tant qu’Il est au Principe de la Procession d’Amour du SAINT-ESPRIT. Ce sont ceux-là que Notre Seigneur stigmatise, ceux qui ne font que dire, ceux qui en même temps ne témoignent pas de la Vérité; ce ne sont pas ceux qui n’ont pas le courage de témoigner de leur Foi qui entrent dans le Royaume, car ceux-là ne croient pas vraiment; ils “disent”, mais pas comme il convient de dire; car on ne mutile pas le VERBE de DIEU. C’est uniment qu’Il est engendré dans la Lumière et qu’Il est au Principe de la Procession d’Amour. C’est uniment que nous devons affirmer notre foi en parole, et aussi en témoigner en acte. Ceux-là donc qui ne font que dire, ceux-là qui se contentent de porter un jugement plus ou moins sévère sur la situation et je dirais un jugement geignant, ceux-là, il n’est pas vrai qu’ils soient fils en vertu du VERBE, il n’est pas vrai qu’ils soient fils dans le FILS; ils imitent de loin la vérité et on pourrait même dire qu’ils la parodient.
Il est vrai que resplendit, jusque dans l’erreur, la marque irréfragable de la vérité; et, en ce sens, même les sentimentaux qui en restent à la première phase, même les indécis ou les lâches qui en restent à la seconde, témoignent malgré eux de la vérité du VERBE de DIEU Qui, éclos dans l’Amour, s’achève dans l’Amour; mais la véritable attitude, c’est la troisième, c’est celle qui consiste à la fois à dire, à adorer et à faire, c’est celle qu’illustrent magnifiquement les Carmélites de Compiègne, elles qui sont mortes en chantant.

Mes biens chers frères, la situation de l’Église est actuellement difficile, vous le savez beaucoup mieux que moi, votre présence ici témoigne de l’ardeur et de la pureté de votre foi. Je ne peux, prêtre passant parmi vous, que vous exhorter à continuer; et cela de tout mon cœur. Je dois cependant, je dois à la Vérité, dont je suis l’apôtre par vocation, de vous exprimer quelles sont mes options personnelles concernant cette situation difficile.
On a allégué très souvent, et on trompe la bonne foi de beaucoup, en affirmant que nous devons “être soumis” à l’autorité. Je me contente d’observer ceci. D’une autorité qui laisse faire tout ce que vous savez, et que vous savez mieux que moi, on ne peux plus, d’une telle autorité, supposer qu’elle ne soit pas d’accord avec ce qui se fait. Si vraiment l’autorité n’était pas d’accord, si vraiment l’autorité ne voulait pas justement ce qui arrive, l’autorité alors prendrait des mesures efficaces pour l’empêcher. Même si elle est débordée, ce qui n’est pas impossible, et je le crois pour ma part, elle prendrait du moins des mesures non équivoques pour faire cesser le désordre, et ceci à tous les échelons, depuis le Siège suprême jusqu’au poste subalterne ; ce fait montre d’une manière maintenant évidente, et de plus en plus évidente, que l’autorité est de connivence. Eh bien, si l’autorité introduit dans le domaine sacré, et dans le domaine sacré par excellence, des choses qui sont ambigües, qui sont équivoques, mon opinion à moi et que je crois être la vérité, c’est qu’il est impossible que les actes posés par cette autorité soient valides, parce que rien ne peut être d’Église s’il n’est conforme aux notes de l’Église. Or l’Église est, vous le savez, Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Il n’est pas possible qu’une chose non sainte, qu’une chose non vraie, qu’une chose qui systématiquement, intentionnellement, est contraire à la vérité, qu’une chose qui introduit dans l’Église le trouble que nous voyons, qui est simplement une astuce pour faire une fausse unité, puisque c’est une unité qui n’est pas fondée sur la Vérité, il est impossible qu’un tel comportement soit d’Église. Et si donc le comportement n’est pas d’Église, la messe, la nouvelle messe en particulier est invalide et tous les actes que pose le “Souverain Pontife” sont pour le moins douteux.
Il nous vient à l’esprit une comparaison peut-être un peu macabre, mais vous la supporterez. Il est arrivé, la mode a été lancée en Amérique, il y a une vingtaine d’années, et je crois qu’elle a été suivie en France, je ne sais pas si elle l’est encore, de conserver une sorte de caricature de vie apparente pour les personnes qui viennent de mourir.
Le scénario consistait à installer le cadavre dans le lieu où habitait la personne défunte et à jouer en la présence de ce cadavre la musique qu’aimait le défunt, ou bien à réciter les œuvres qu’il avait pu écrire. On prolongeait pour ainsi dire, par une atmosphère factice, en laquelle la mort contrastait brutalement avec la frivolité, la vie que précisément le Bon Dieu avait supprimée. On s’efforçait, vis-à-vis de ces personnes, d’avoir l’illusion qu’elles vivaient encore; mais il n’y avait plus de dialogue ; c’étaient des cadavres, posés dans un fauteuil si doré soit-il : et si chaude que paraissait être l’atmosphère qu’on créait artificiellement, la marque de la mort s’imposait inéluctablement. Eh bien, je dirais, de ceux qui sont assis dans la chaire de Moïse : ils sont assis, c’est vrai, ils sont encore assis et ils ont droit à notre respect, c’est vrai aussi. Mais nous leur devons le respect qu’on doit à un cadavre. Ils ne sont plus capables de poser des actes. Ils ne peuvent plus être, dans l’Église et pour l’Église, un “sujet moral” capable de poser des actes susceptibles d’être reconnus dans l’Église; parce qu’ils ont prévariqué. Ils se sont écartés de la droite ligne et ils ont usé de leur autorité pour introduire frauduleusement des choses qui, contraires à la vérité, réussissent en effet à tromper tous les fidèles.
Mes bien chers frères, les choses sacrées sont sacrées, elles sont saintes. Rien dans la Sainte Église Catholique ne peut être contraire à la Sainteté de l’Église. Tout ce qui se présente d’une manière qui est en oppposition avec la Sainteté, tout cela ne peut pas être d’Église. Et ainsi, se résout, et se résout d’une manière de plus en plus claire au fur et à mesure que les jours passent, la difficile question qui embarrasse encore tant de fidèles.
L’autorité est en place, les personnes qui ont l’autorité ont l’autorité; mais il n’est plus exact, à cause de leur comportement vicié, qu’elles soient encore aptes à exercer cette autorité. Ce que je dis n’engage que moi ; les prêtres ne sont pas tous d’accord sur le jugement qu’il convient de porter sur la situation; mais je tenais à profiter de l’occasion qui m’est donnée pour vous exprimer ma conviction.
Je rappelle également, avec la même conviction, qu’il n’est pas possible, dans un combat, surtout dans un combat aussi difficile que celui que nous avons à mener, de fonder une action sur de faux principes, ou même de renoncer par une fausse prudence à énoncer les principes qui sont nécessaires pour fonder l’action que l’on poursuit.
La Messe, le Sacrifice que Jésus va renouveler parmi nous, est une chose sainte, une chose sacrée; et vous savez que, dans cette église où nous sommes réunis, a été célébrée la messe nouvelle, ladite messe nouvelle, cette messe nouvelle que je ne crains pas de comparer à une sorte de pornographie dans l’ordre théologal; une dégradation, une chose immonde, une chose que l’on ne devrait pas nommer, “nec nominetur in vobis” dit Saint Paul. Il y a des choses que, entre gens honnêtes et à plus forte raison entre chrétiens, on ne devrait pas nommer; ladite nouvelle messe est de celles-là. Il convient d’expier, pour ces pseudo-messes ici célébrées. La messe traditionnelle, celle que nous allons célébrer, celle à laquelle vous allez participer et que je vais célébrer in Persona Christi est une chose sainte et sacrée. Qu’elle nourisse toujours vos intelligences et vos cœurs! Continuez à venir nombreux dans cette église non pas pour braver une autorité qui d’une certaine façon n’existe pas, non pas par l’attrait d’une religiosité, d’une sentimentalité religieuse qui appartient à tout humain mais qui n’est même pas le prodrome [= le commencement] de la foi, non pas pour esquiver votre responsabilité en vous fondant collectivement dans un groupe quelque peu tumultueux, mais vraiment pour prier.
C’est une des choses les plus navrantes dans les rangs de la phalange que nous constituons, de voir combien il y a de dissensions; or, ces dissensions, elles viennent toutes, à l’origine, de l’orgueil et de l’égoïsme. L’orgueil fait que chacun veut s’attribuer à soi l’œuvre à laquelle il participe; l’égoïsme consiste radicalement en ce que, au lieu de nous porter vers Celui que nous aimons, c’est-à-dire vers Dieu, vers le Ciel, au lieu de cela, chacun pense aux difficultés, aux contrariétés qu’il peut éprouver, aux incommodités qu’entraîne pour lui l’état actuel de l’Église.
Tout cela est vrai, et tout cela peut-être considérable; mais enfin, vous savez bien, par l’expérience quotidienne de l’affection que, quand on aime, on se porte vers l’aimé. L’amour consiste à se porter vers celui que l’on aime, et à faire passer le bien, les intérêts et même parfois les caprices de celui que l’on aime, avant ses propres intérêts. Et plus l’amour est intense et délicat, plus aussi il discerne dans l’aimé les moindres tendances, les moindres désirs ; et plus spontanément, joyeusement, il survole les difficultés qu’il faut affronter pour justement satisfaire l’aimé. Or, mes bien chers frères, c’est Dieu qui est l’Aimé, c’est Lui qui nous a aimés le premier et c’est Lui que nous aimons. La crise de l’Église, la situation désastreuse et tragique dans laquelle nous nous trouvons, est certes douloureuse, et beaucoup l’éprouvent; mais qui donc l’éprouve le premier, sinon Jésus qui est le Chef, et Marie qui est Mère de l’Église. Pensons à Eux.
Lorsque vous venez adorer ici Jésus, oubliez-vous vous mêmes, oublions-nous, mettons-nous chacun entre parenthèses, et soyons tous au service du combat de la foi dans l’humilité, dans la simplicité, dans l’amour; j’oserai même dire, conformément à la grâce d’un chacun, selon la tendresse que Dieu inspirera en nos cœurs chrétiens, pour consoler Jésus qui souffre beaucoup plus que nous, infiniment plus que nous, et Qui, bien qu’Il soit dans le Sein du Père et dans la gloire, est cependant dans l’attente des membres qui constituent l’Église militante, c’est-à-dire de chacun de nous. Jésus, certes, connaît l’issue des événements et de la Victoire qu’Il remportera, dans le triomphe de Sa Mère; mais, cependant, s’immisce pour ainsi dire dans l’inaltérable possession et fruition de la gloire, une sorte d’attente douloureuse à l’égard des membres que nous sommes et à l’égard de tant de pécheurs qui en fait se damnent.
Ils se damnent par leur faute certes, par leur faute à eux les premiers, mais aussi par la faute des mauvais guides, des mauvais pasteurs. “Vous les connaîtrez à leurs fruits”, nous les connaissons par leurs fruits. Il est impossible qu’un arbre bon produise de mauvais fruits. Placé dans un mauvais terrain, un arbre bon meurt, mais jamais il ne produit de mauvais fruits. Nous ne pouvons donc pas imputer les désordres dont nous sommes les spectateurs navrés, nous ne pouvons pas les imputer aux malheurs des temps ou à toutes sortes de causes extrinsèques. Non, les malheurs de l’Église, ils viennent de ce que, à l’origine, au sommet, il y a une viciosité radicale qui découle de l’esprit de Satan qui est le père du mensonge, et non pas de l’ESPRIT SAINT qui est l’ESPRIT de VÉRITÉ.
Mes bien chers frères, en terminant, jetons le regard à nouveau sur les paroles que Jésus nous a adressées, et sur les grands exemples qu’Il a bien voulu nous laisser dans la personne de Ses Saints. Pretiosa in conspectu Domini mors sanctorum ejus. Précieuse est aux yeux du Seigneur la mort de Ses Saints, la mort de ces âmes consacrées, de ces femmes faibles et cependant si fortes qui ont joint la parole à l’action et l’action à la parole, qui ont été vraiment les épouses du Verbe, comme Marie elle-même l’a été.
Efforçons-nous discrètement mais fermement, de porter le jugement que nous avons à porter sur la situation, dans la lumière de la très sainte Foi. Efforçons-nous, avec intrépidité, avec courage, avec simplicité et en allant jusqu’au bout de nous-mêmes, jusqu’au bout de nos forces, usque ad mortem si le Bon Dieu nous le demande, de joindre le témoignage de l’action à la profondeur de la conviction.

Pretiosa est in conspectu Domini mors sanctorum ejus. Pretiosa est in conspectu Domini testimonium fidelium ejus. Amen.

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