Paul VI et les pasteurs protestants (docteurs Georges, Jasper, Sephard, Konneth, Smith, Max Thurian représentant respectivement le Conseil œcuménique des églises schismatiques, les anglicans, les luthériens de Taizé) le 10 avril 1970.
Notre fidélité au Très Saint Sacrifice de la Messe
• Voilà 40 ans, jour pour jour, s'abattait sur le monde le terrible fléau de la “nouvelle messe”, fruit du concile Vatican II (“promulguée” le 3 avril, elle ne s'appliqua que le premier dimanche de l'Avent). Il est difficile de trouver un jour de plus grand deuil pour l'Eglise, et pour l'humanité, depuis le Calvaire... Paul VI déclarera (le 24 mai 1976) : “L'adoption du nouvel ordo missæ n'est certainement pas laissée à la libre décision des prêtres ou des fidèles (...) Le nouvel ordo missæ a été promulgué pour prendre la place de l'ancien, après une mûre délibération et afin d'exécuter les décisions du Concile”.
• Lisez à cette occasion l'article mis en ligne, inédit en français, sur l'infaillibilité de l'Eglise dans la liturgie. On y lit notamment : “L'intention de Paul VI en ce qui concerne la liturgie, ce qu'on appelle la vulgarisation de la messe, était de réformer la liturgie catholique de façon à ce qu'elle coïncide à peu de choses près avec la liturgie protestante, avec la Cène protestante. [...] Je répète que Paul VI a fait tout ce qui était en son pouvoir pour rapprocher la Messe catholique de la Cène protestante. [...] Je ne crois pas me tromper en disant que l'intention de Paul VI et de la nouvelle liturgie qui porte son nom est de demander aux fidèles une plus grande participation à la Messe, et de donner une place plus grande à l'Écriture, et une place moins grande à tout ce qui en elle est — certains disent magique — d'autres parlent de Consécration transsubtantielle, et qui est la foi catholique. En d'autres termes, il y a en Paul VI une intention œcuménique d'effacer — ou au moins de corriger, d'atténuer — ce qu'il y a de trop catholique, dans le sens traditionnel, dans la Messe, et de rapprocher la Messe catholique, je le répète, de la Messe calviniste”.
• Nous rappelons à cette occasion le premier but de l'Institut Mater Boni Consilii, comme le stipulent ses statuts : “Par l'offrande quotidienne sur les autels de l'oblatio munda, l'Institut entend rendre à Dieu la gloire qui Lui est due (...)”. Souvenons-nous aussi en ce jour de l'action de Mgr Guérard pour s'opposer à la “nouvelle messe” (son combat, notamment à travers ses articles et le Bref examen critique) et pour assurer la continuité de la sainte Messe catholique (par son sacre).